À propos

Après des études en Arts et design à l’Université du Québec en Outaouais, Stéphanie Lagueux et Jonathan L’Ecuyer ont amorçé en 1998 leur pratique dans les centres d’artistes Axe NÉO-7 et DAÏMON. De retour dans Lanaudière en 2003, leur démarche en duo s’est formalisée en 2009 avec l’œuvre en processus “Conversations”, une installation vidéo où les gens sont invités à prendre place dans un lit pour faire l’expérience d’un jeu mettant en scène leur capacité de collaborer à deux. À la fois couple et famille, ils puisent à même leur quotidien les matériaux qui nourrissent leur démarche. Avec la mise en œuvre d’expériences interactives et participatives, ils explorent le rapport avec le public dans différents contextes de diffusion. Leur “laboratoire socioludique”, initié avec Ada X (Studio XX) s’est modulé au fil des parcs, festivals, centres d’artistes, centres d’achat, écoles, Musée… Depuis 2010, plus de 800 participants se sont prêtés au jeu, et la vidéo “Double lit”, coproduite en 2013 avec le 3e impérial, en documente le processus. En 2018, ils ont transposé leur “Conversations” dans une expérience de réalité virtuelle, “Ballet et poussières”, qui explore toujours les défis de collaboration à deux mais cette fois debout, au cœur d’une tempête dans une maison. Dans le cadre d’une résidence avec Verticale, ils ont  mis à l’essai avec le public une première itération de l’expérience, dont le développement se poursuit. 

En 2015 ils ont réalisé à Gatineau “Le labyrinthe recyclé”, une installation composée de 2000 bouteilles de plastiques recyclées et assemblées dans laquelle les gens pouvaient circuler et laisser leurs marques. L’œuvre fut représentée à l’été 2016 à Terrebonne, et a reçu plusieurs milliers de visiteurs et des centaines d’interventions. Ils poursuivent depuis leur recherche dans l’usage de plastiques recyclés en art public, avect les projets «Embouteillage» et «Transhumance».

Depuis 2016, ils s’impliquent au sein de l’organisme Art Partage avec le vif désir de développer les arts médiatiques dans leur région. Ils ont participé à plusieurs laboratoires de création collective de projection dans l’espace public. L’installation “Melting point”, où des participants peuvent se rejoindre en projection par les sons qu’ils produisent, en est issue et fut présentée en 2019 avec le Théâtre Incliné et Verticale. 

En 2018, ils ont réalisé “La pêche à la mouche à feu”, un projet de cocréation avec 350 citoyens dans le cadre d’une série d’ateliers menant à une installation lumineuse dans l’espace public. Ce projet d’abord présenté à Terrebonne fut installé à Montréal en 2019 avec la Maison de la culture de Rivière-des-Prairies. Ils furent par la suite invités en résidence et avec l’œuvre “Sélection naturelle”, ils ont entrepris de révéler “les livres jamais empruntés” à travers 3 installations vidéo présentées dans les rayonnages de la bibliothèque. Ce projet  a fait l’objet d’un développement en réalité virtuelle et d’une nouvelle résidence dans les bibliothèques de Terrebonne en 2021.